lundi 22 janvier 2007

Bonita Bolivia

Hola Gringos!
Vos vagabonds préférés sont toujours en santé et on as plein de péripéties à vous compter!
Tout d'abord, le trajet en bus à été 2 fois plus long que prévu (150 mètres de l'unique route reliant Salta à Tupiza ayant été emportés par la rivière) mais ça n'as pas affecté notre moral puisque nous étions en première classe! Donc, après plusieures heures d'attente et des douanes sud américaines (encore plus d'heures d'attente), nous sommes arrivés dans ce pays tout-à-fait génial qu'est la Bolivie.
Traverser la frontière de La Quiaca à Villazòn à été tout un choc; deux mondes séparés par une rivière. Les femmes sont toutes habillées en costume traditionnel et il y a des marchands partout dans les rues. Les gens sont soit très sympathiques, soit très fermés. Mais la majorité sont gentils et possèdent environ 4 dents! L'altitude est très apparente, les premiers jours n'ont pas été très actifs, et bien qu'on commence à s'y habituer, on s'essoufle encore parfois seulement à marcher. Nous ne sommes pas restés longtemps à Villazòn, ville frontière sans grand intérêt, allant plutôt à Tupiza, charmant village entouré de montagnes. Nous y sommes restés 3 jours, le temps de trouver la meilleure compagnie pour faire le tour de 4 jours jusqu'au Salar de Uyuni (désert de Sel). Nous sommes partis avec Santo, le meilleur guide qui soit, Carmen, la cuisinière hors-pair et Guillaume et Anna, un couple de Français super gentils.
Le tour :
Nous n'avions pas fait un demi-kilomètre que nous prenions déjà des fotos! Les paysages fantasmagoriques se succédant les uns aux autres. Il nous est difficile d'en donner des descriptions qui leur rendent justice, mais nous avons pris une tonnes de fotos que nous vous montrerons bien un jour!
La première journée, nous avons vu des petits villages, des ravins et des tonnes de lamas et d'ânes se promenant librement dans les montagnes, où descendait parfois une femme Quechua, à l'origine et à la destination plus qu'incertaine. Le soir nous avons dormi dans une maison pleine de vie. Tout le monde est venu nous parler, on s'est beaucoup amusés avec les enfants, l'ambiance était géniale. En soirée, tous les enfants sont venus à tour de rôle dans la chambre, curieux et sans malice, ils se sont émerveillés de se voir sur le kodak ou d'arriver à faire du feu avec un briket (pas d'électricité). Nous avons passé une bonne partie de la soirée avec eux à regarder le ciel aux milliards d'étoiles avec aurores australes, étoiles filantes et mêmes des éclairs à l'horizon. Histoire de rappeler que les paysages éblouissants ne sont pas que sur la Terre.
La seconde journée à été encore plus remplie, avec des ruines, des lagunes de toutes les couleurs habitées par une multitude de flamands roses et un bain termal (meilleur spa ever!). On s'est aussi rendus aux pieds des volcans qui délimitent la frontière avec le chili et on est allés sur un site où il y as des geysers (température moyenne : 100 degré celcius). C'est là que l'itinéraire a dévié, tandisque que je marchais sur une bande de terre d'un peu plus d'un décimètre entre deux gigantesques trous de magma (ou boue grise) en ébulition.
HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
À travers la fumée qui empeste le soufre, j'aperçois Guillaume en périphérie des geysers avec la jambe couverte de substance grise. Une blague? Non, il n'as plus son soulier, et ce ne sont pas les cris d'un bobard. Le sol s'est ouvert sous son pied alors qu'il prenait un tout petit geyser en foto. On s'empresse de le rejoindre, on le prends dans nos bras et on cours jusqu'au jeep, au moment où le sol commence à s'affaiser de nouveau. Santo lui lave rapidement la jambe avec de l'eau, puis on la couvre d'oeufs (chaque pays a ses remèdes maison). On est partis d'urgence sur le terrain privé d'une mine, à 15 min de là. C'est ainsi qu'on s'est retrouvés à jouer au haki au centre d'un volcan actif à plus de 5000 mètres d'altitude pendant que Guyguy se faisait soigner. (La mine se sert de l'énergie des geysers pour purifier le Bolax.) Finalement, Guillermo s'en tire avec des cloques et des brûlures suiperficielles sur toute la jambe. Morale de cette histoire : Les geysers, c'est dangeureux! Et jouer au haki à 5000 mètres, c'est essouflant!!
Après une autre nuit dans le désert (dans une auberge beaucoup moins charmante) on est repartis à la découverte de la région. On a vu d'autres lagunes, plus grandes, des déserts, une vallée de roches aux formes excentriques et bien d'autres paysages accompagnés d'un silence des plus merveilleux. Pas un son, pas de vent, pas de mouche ou de chant d'oiseau, rien. WOW! Ça donne vraiment une prestance impresionnante, une impression d'éternité à ces lieux uniques.
Finalement, le 4e jour, nous nous sommes levés à 4h pour aller voir le levé du soleil dans le Salar. Celui-ci est innondé en cette saison des pluies (dont nous n'avons pas encore vu la moindre goutte), se transformant en miroir de quelques 400 km de long. C'étais magique. Nous y avons passé plusieurs heures avant d'aller voir comment se fait le traitement du sel dans un petit village et de revenir à Uyuni. Nous avons encore les yeux pétillants et l'esprit embrumé tellement on a vu de belles choses en si peu de temps.
C'est là que nous sommes rendus dans l'histoire, Uyuni n'est vraiment pas une ville très attrayante, elle n'existe que pour les expéditions dans le Salar. Nous partons donc ce soir pour de nouvelles aventures à Sucre, avec les Cousins!
On vous adore,

Los Hermanos

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Bravos mes oiseaux migrateurs préférés ! Content de vous savoir toujours dans la course et en pleine forme.Vous faites un voyage si formidable...alors continuez mes Gringos...mais n'oubliez pas les éléments primaires de la sécurité.Félicitation, vous avez réussi à attacher mon intérêt pour la suite de vos péripéties. J'attendrai donc avec impatience cette suite si captivante. Toutefois si je n'étais pas convaincu que vous ne connaissez pas les fabuleuses histoires du CAPITAINE BONHOMME, je penserait qu'il sagit d'un coup de plaisanterie de ce dernier avec votre SUITE. Ha ! Ha ! Ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la vie continu dans cet hiver blanc. Mes cours de dessin Autocad niveau 2 débuteront officiellement le 30 janvier. C'est la RÉALité paternelle qui te parle mon cher fils NICOLAS bien aimé. Tu dis un beau bonjour à YAN que j'aime beaucoup aussi.Allez en paix...et continuez à conquérir ce monde si fabuleux.(Réal Jodry)...

Anonyme a dit...

Salut los hermanos
Vous êtes géééénials,quelles photos,c'est tout simplement superbe.Je dois dire que mes préférées sont Flashdance,Mirage,Mini-Yan se fait botter les fesse et le magnifique coucher de soleil.
Je suis devant mon ordi et je suis fascinée par tant de beauté.J'essai d'imaginer ce que ça doit être de pouvoir marcher,voir,sentir,toucher ces paysages magiques,le bonheur...
Au plaisir de vous lire à nouveau vos péripéties.
bisous aux deux frères xx

Anonyme a dit...

Bonsoir les garçons,Vos textes et photos sont super intéressants et merveilleux.Vous ensoleillez nos journées hivernales.J'attend avec enthousiasme la suite.Nous pensons souvent à vous deux. Mom