mercredi 5 septembre 2012

El Salvador - Extras




Un aperçu du très salubre marché


Kawabunnngaaaa


Et hop



Les immenses toiles d'araignées (et leurs occupantes) qu'il fallait constamment surveiller dans la jungle



Ou est Charlie?



La plante amoureuse (Amate, ou qqch de même en espagnol)



Splendide chute de 50 mètres





D'où l'expression : ça sonne comme une canne.



Moment cute / Charlotte essaie de voler un poussin bleu



Ciel de Santa Anna


 Évidemment, j'ai fait un don pour sauver le Grand Teton.



Le cousin hispanique de Mr. Net



Bon appétit! / Remarquez la version québécoise en haut à gauche



Coatepeque



 La fin du monde illustrée par nos étranges hôtes du lac Coatepeque



 Pas cher! enfin, je pense..



 Publicité d'abris-bus : Banque de lait humain avec comme slogan : Donne ton lait, sauve une vie!



Remarquez les agents de sécurité fortement armés à droite, ils surveillent le magasin de crème glaçée! (Énormément de commerces dans la capitale sont ainsi gardés, les salon de coiffure parfois mieux que les banques.)



Ride de Melons, sur l'autoroute

jeudi 30 août 2012

El Salvador Parte 2

C´est le matin du grand jour, on déjeune et on embarque dans le jeep de Manolo pour se rendre a sa nouvelle maison dans la montage, aux abords du parc national, d´où partira notre expédition. Quelques centaines de mètres avant d´arriver à sa maison, sur l'étroite route de montagne, on doit s'arrêter car une roche bloque le passage. ''Merde, je n'ai pas mon fusil'', dit alors Manolo. Il nous explique que durant la guerre, dans un passé beaucoup trop proche, les embuscades de ce type étaient fréquentes et que beaucoup de personnes ont été tuées ainsi. Il sort donc, les nerfs a vif, et déplace la roche en regardant aux alentours... avant de revenir, soulagé. Ce n'était bien sur qu'un éboulis.
Arrivé chez lui, un garde-chasse du parc nous attends pour partir à l'aventure. La promenade fut extrême, le guide nous menant dans la forêt sur un sentier qui souvent n´était visible qu´à ses yeux, tantôt descendant un chemin glissant au creux de belles vallées, tantôt grimpant des montagnes escarpées, souvent le long de grandes falaises.. wow! On a vu des paysages magnifiques dans la jungle sauvage avec des arbres énormes, une chute de 50 mètres et personne à des lieues à la ronde, c'était une superbe ride! Côté faune cependant nous ne fûmes point gâtés, avec l´augmentation du braconage et la diminution des garde-chasses, le guide nous a expliqué que les animaux s´étaient retirés plus loin dans la jungle. Nous avons toutefois aperçu, tenez-vous bien, un authentique et extrêmement rare écureuil sauvage de jungle du bout du monde!! Impresionnant, non?
-- J'aimerais ici ouvrir une parenthèse afin de souligner la présence des moustiques aborigènes. Bien qu'ils aient été peu nombreux, ils n'ont fait qu'une bouchée de nous, pauvres touristes ignares davantage vêtus pour le prochain défilé Victoria Secret que pour jouer aux explorateurs. Je tiens à en parler car le guide nous a dit que certains d'entre eux pondent des larves sous la peau de leur victimes. Si seulement j'avais compris l'information vitale qu'il tentait de nous transmettre à cet instant.. mais non, trop absorbé par les lianes et les papillons, je n'ai pas posé davantage de questions. Et voilà qu'on se retrouve 1 semaine plus tard encore en train de se gratter jusqu'à la moelle sans savoir si ce sont nos nouveaux amis qui font la rumba de leur vie en compagnie de nos précieux organes. --
Nous sommes finalement revenus à la maison de Manolo, après 6h de marche intense, 3 secondes avant que les pluies diluviennes s'abattent sur la forêt (pas que ça aurait changé grand chose, mon linge était tellement trempé de sueur que j'en ai retiré un bon gallon à le tordre), où un délicieux tatoo nous attendait sur la braise (non, sérieusement, c'est pas très bon).
Donc, pendant que Charlotte grignotait avidement sa patte de tatoo, j'ai posé quelques questions à Manolo sur la politique actuelle du pays. (En très, très bref, une guerre a éclaté il y a quelques décennies entre des guerillas qui se rebellaient contre un gouvernement oppresseur. Depuis une décennie environ la guerilla s'est reconvertie en parti politique de gauche et ce sont eux qui sont au pouvoir depuis 2 ans. Parrallèlement à ça, les gangs prolifèrent depuis la fin de la guerre et sont le principal problème du pays, je voulais donc savoir ce qu´il en advenait.) Manolo m´a alors parlé de la corruption qui règne au sein de ce nouveau gouvernement, des hausses faramineuses du coût de la vie (essence 10 fois plus chère), de la nouvelle ferrari du président qui se veut anticapitaliste, de comment le gouvernement a acheté la paix entre les 2 principaux gangs (ils ne s’entre-tuent plus) et de comment ceux-ci contrôlent maintenant le pays (ils se rabattent maintenant sur les civils, les enlèvent ou les menaçent pour avoir des rançons) et de l'incapacité du gouvernement d´intervenir (tout comme les précédents gouvernements). Il m´a aussi parlé de la fois où l´escorte du président a traversé la capitale à toute vitesse, à contresens, tuant une femme au passage (elle ne regardait pas du bon côté en traversant la rue disait le journal...) pour se rendre à temps à un match de soccer, ou de la fois où des enfants ont été tués pour avoir dénoncé un meurtrier... Bien qu´il ait une certaine tendance à l'exagération, il semblait bien peser ses mots quand il a déclaré qu'il préfèrerait que le gouvernement redevienne un état militaire où les droits humains sont souvent bafoués mais où cette violence ne resterait pas impunie. Un point de vue qui se défend dans une situation telle qu'il la decrit.. Plus il parlait et plus la rage de ces injustices l'animait, lui déformant le visage et le rendant fort intimidant. C'est pourquoi j´ai finalement fait dévier le sujet vers des tons plus joyeux. J´espère ne pas avoir été trop loin.

Le lendemain nous sommes partis pour Santa Anna, ville réputée pour son énorme marché plein air. Sous les conseils du propriétaire de la merveilleuse Casa Verde, notre hôtel, nous sommes allés dîner au marché. Comme tous les marchés latinoaméricains, le marché empeste, les morceaux de viande sont accrochés au soleil et couverts de mouches, tout est sale et les gens sont souriants. On s'arrête finalement à un petit kiosque, le Comedor Juanita (je me sentais interpellé). Andréa, la fille de Feu Juanita, nous servit alors la meilleure et la moins chère nourriture Salvadorienne qu´il m´ait été donné de manger : 3 bouettes aux couleurs différentes qui croupissaient dans des casseroles, réchauffés rapidement sur le feu. C´était vraiment, vraiment très bon.
-- Quand les gens me demandent si je parle espagnol, je réponds toujours : un poco. Mais quand Andréa s'est mise à nous parler de sa ménaupose et qu'on a eu une conversation de 10 minutes sur les hormones et les habitudes sexuelle d´une femme de 50 ans, j'ai su que j'étais passé à un autre niveau dans la maîtrise de ce dialecte. Maintenant, quand on me pose la question, je réponds fièrement : Sì! --
Enfin, tout ça pour dire que ce bref moment passé dans cet endroit immonde à manger la meilleure nourriture Salvadorienne ever et à avoir de si enrichissantes conversations vaut bien tous les maux de ventre et les explosions qui en ont découlé.

Après Santa Anna, nous nous sommes rendus au lac Coatepeque. C'est un très joli lac, flanqué par trois volcans, où les ex-présidents du pays vont terminer leurs jours. Nous y avons été acceuillis dans un hotel aux prix élevés, à l´antipode de sa propretée. Heureusement, Charlotte nous a barguiné ça au téléphone pour 3$ de moins et un lift à un spectacle de reggea. Good Deal!
Donc, après une pause explosive, (la toilette était brisée, j´ai dû la réparer en vitesse), je suis passé par le gym (1 appareil, brisé, que j'ai réparé) avant d´aller choir sur le bord du lac en attendant le moment du départ pour le ´concert`. À l´heure convenue, la propriétaire de l´hôtel, une femme rondelette, rasée, avec des points de sutures sur le nez (particulièrement effrayante), est passée nous chercher pour aller au spectacle. Quand nous sommes arrivés le band faisait les tests de sons, on s´est alors mis à discuter avec nos hôtes. Pendant que la dame discutait avec Charlotte, en alternant entre ses problèmes de santé et les ovnis, en lesquels elle croît fortement, son mari me montrait les sculptures en bois qu´il faisait : des femmes aux énormes seins. Il m´a expliqué qu´elles représentaient un personnage mythique qui faisait tomber tous les hommes et qui avaient des seins si grands qu´elle lavait le linge avec (je n´ai toujours pas saisi comment, malgré ses efforts pour me mimer comment elle pouvait prendre ses seins et battre le linge avec..). Mon moment préféré de la soirée c´est quand, passant du coq à l´âne, la dame demanda à Charlotte si un ovni avait bel et bien atteri aux états-unis et si ils en avaient réellement fait la dissection et que Charlotte, n´ayant pas très bien suivi ce changement abrupte de sujet, acquiesca fortement, éliminant ainsi les derniers doutes qui pouvaient rester à la dame sur leur existence.
Nous sommes finalements repartis pour l'hôtel 2h30 plus tard avec nos forts étranges hôtes, le band étant encore en train d´effectuer des tests de sons..

Le lendemain, on se lève à l'aube et on se prépare pour aller monter le Volcan Santa Anna! Yay, on va bouger! Notre enthousiasme est toutefois légèrement douché par l´heure et demie de retard de l'autobus qui nous fait manquer notre transfert de 10 minutes et les 2h d´attente nécessaires avant que le prochain passe. Mais on ne se laisse pas démonter si facilement! Nous arrivons donc au parc des volcans, constitué de 3 sommets volcaniques, dominés par celui de Santa Anna. 1$ l´entrée, nice. On se rend au point de départ, on prends un guide, 1$ chaque, ben safe. On marche un moment avec notre nouvel ami, le Sergent Lopez, et on rattrape le groupe de 11h (le seul groupe de la journée, qu´on avait manqué de peu) au moment de traverser un terrain privé. 1$ pour traverser.. bon, on fera pas d´histoire pour 1$, mais ils auraient pu prévenir... On marche désormais avec une trentaine de touristes, les locaux préférant aparemment monter l´autre volcan qui coute moins cher. Voyons, 3$ y´a rien la! On a pas marché 200m qu´on arrive de nouveau à une barrière, ''l'entrée du parc'', 3$ par personne.. ça commence à être agaçant, c´est tout ce qu'on a sur nous, on avait pas prévu ça! Heureusement, on nous affirme que c´est le dernier poste.
On commence alors l´ascension, heureux de se dégourdir enfin les jambes. On dépasse rapidement tout le groupe pour se retrouver avec le très viril sergent Joannie en tête. Voyant qu'on pousse un peu, il accélère le rythme de plus en plus, jusqu`à ce que ça tourne en véritable course! Il nous adopte rapidement et on rit bien en attendant que les autres nous rattrapent.. avant de repartir de plus belle! Un peu avant le sommet il nous indique le chemin et nous laisse passer en tête ''Pour dire que vous êtes les premiers arrivés!'' Seuls au sommet la vue est imprenable, dans toutes les directions. À travers les nuages, on aperçoit le lac Coatepeque, les 2 autres volcans et surtout le magnifique lac turquoise qui fume 200m plus bas, au centre du volcan. Je n'en dit pas plus, les photos, qui ne sont pourtant qu'une minable tentative de représenter la splendeur du moment, sauront vous convaincre.


Au retour, nous passons encore devant le groupe et Joannie vient nous rejoindre. J´en profite pour lui demander ce qu'il pense du gouvernement actuel, avoir l'avis d´un policier me semblant intéressant. Il me dit qu'il est de la gauche, que sa femme est une ex-guérilla, mais que le parti actuel n´est qu'une petite clique de l'ancienne guérilla et qu'elle n´est pas très représentative. Il me dit que le parti a fait de bonnes choses, comme donner des vêtements, du matériel scolaire et une collation quotidienne à tous les enfants, mais aussi beaucoup de moins bonnes. Il rejoint Manolo dans ses pensées en disant que tous les partis ont de bonnes idées, mais que la corruption empêche d'avancer. Pour lui, même s'il est de la gauche, le gouvernement actuel est équivalent aux précédents.

On s'est ensuite dirigé au nord vers Suchitoto, une coquette petite ville rustique aux rues faites de pierres et aux maisons colorées, située sur le bord d´un grand lac. On y a déniché le plus bel hôtel du voyage avec une vue splendide sur le lac et les environs. S'accordant avec le rythme de la place, on a visité tranquillement la ville et les abords du lac joliment couvert de plantes flottantes qui se déplacent lentement au gré du vent. En fin de journée, des policiers nous ont gentiment escortés dans leur pick-up en ruine jusqu'à une curiosité géophysique locale : une chute d'eau dévalant des parois rocheuses naturellement composées d'immense piliers pentagonaux. Fort joli.
Au retour, le sergent m'a amené à un magnifique point de vue dominant la ville et le lac. Discutant un peu de cet incroyable paysage, il me dit au passage que le lac n'est pas propre et qu'il faut éviter d'en manger les poissons. Merde, j'en ai mangé à peine 2h plus tôt! Moi qui commençait tout juste à me remettre des petits plats d'Andréa...

On est maintenant à San Salvador, la capitale, et c'est dernier jour avant le retour. Je vous écrit, entre deux épisodes intensifs de grattage, depuis un café internet typique de la place : 3 vieux ordinateurs dans le salon d'une petite maison, avec un jeune garçon qui court partout en criant dans sa tenue d’Adam.
Décidément, le Salvador, ça vas me manquer.

Au plaisir de s'échanger des larves bientôt!
Pedrito


Moment de la vie quotidienne immortalisé par Charlotte


En approche de la Jungle



Le sentier balisé / Ou est Charlie ?



Dans la Jungle



Raphael, notre compagnon d'aventure, qui déguste la queue du tatoo (apparemment la meilleure partie)



La succulente platée d'Andréa.. qui a gardée sa texture jusqu'au bout..



Andréa, ménopausée, et son assistante dans leur Comedor



Salle de spectacle de Santa Anna, avec une pancarte retrouvée aussi fréquemment que les stops



L'intérieur du volcan de Santa Anna



Joannie admirant la vue sur le lac Coatepeque depuis le sommet du volcan.



Suchitoto



Le lac de Suchitoto / vue depuis la chambre d'hôtel



Le lac et ses plantes flottantes



La cascade de Suchitoto avec ses énigmatiques piliers


mercredi 22 août 2012

El Salvador, parte 1

Je commencerais bien par vous parler de nos problèmes avec le traffic montréalais et les avions qu´on a du prendre pour pallier à notre retard et nous rendre tout de même au Salvador, mais ce serait long et il y a tellement de choses plus intéressantes à dire!
Tout d´abord: WOW.
Les gens sont incroyables, tout le monde se salue dans la rue, tout le monde veut aider, tout les gens qu´on a rencontré ont été honnêtes, c´est vraiment très agréable. Le guide de voyage que nous possédons est vraiment incomplet, mais avec tellement de personnes prêtes à nous aider, ce n´est vraiment pas un problème.
En arrivant on est allés directement sur la plage, n´ayant pas entendus grand bien de la capitale. C´était joli, mais très touristiques, les plages étant populaires pour le surf. Plutôt que de faire la crèpe on a optés pour aller voir du pays, on s´est rendus en autobus dans un petit village absolument magnifique, Juayua. Première constatation : le circuit d´autobus est vraiment efficace, dumoins quand on a la bonne heure... petite erreur de décalage qui nous a fait patienter quelques heures pour rien!
A Juayua, qui fait parti de la route des fleurs (malheureusement pas très en fleur à ce temps-ci de l´année), on est allés se baigner dans des cascades à l´eau crystalline, à seulement 2 km de la ville. Simplement magnifique!
Après avoir parcouru la ville de long en large on est partis pour Tacuba, un autre magnifique petit village situé au nord-ouest, tout près du Parc El Imposible, le plus grand parc national du Salvador. Nous restons chez Papà y Mamà, un petit hostel familial vraiment agréable. Aujourd´hui nous sommes allés faire une excursion dans le parc avec deux suisses et deux guides  : 1h de boîte de pick-up sur des routes escarpées pour nous rendre au somment de la chaîne de montagne, et de la nous sommes descendus dans une vallée a pied pour atteindre la rivière qui y circule. C´est la que le fun commence, on suit la rivière, tantôt sautant de roches en roches et tantôt marchant sur les parois escarpées et glissantes qui la longe (un guide est d´ailleurs passé proche de se blesser sérieusement en glissant d´une roche pour atterir quelques mètres plus bas) pour atteindre une série de chutes de 2 à 30 mètres de haut et les franchir.. en sautant en bas (et parfois en se glissant sur les fesses). Encore une fois, WOW! Des paysages impossibles dans une vallée qui alterne entre la jungle et les plantations de café pour se promener dans une version nature et Wild du village vacance valcartier! Je n´aurais pas pu demander mieux! Je ne vous cacherai pas qu´on ne saute pas celle de 30 mètres, on en descend les 2/3 avant de sauter, quand même. Et pour ceux qui se le demandent, je ne vous cacherai pas non plus que j´ai touché le fond a plusieurs reprises en sautant, mais rien de trop dangeureux..
 Demain Manolo, le fils de Papà y Mamà, nous a proposé d´aller faire un trek dans la jungle sauvage, un secteur vierge ou il n´a encore jamais enmené de touristes, ça promet!

Fun facts en bref :
-Les Pupusa sont la spécialité locale, une sorte de pizza-pochette garnie de fèves ou de légumes et viandes diverses, délicieux!
 - Les gens conduisent bien, n´utilisent presque pas le klaxon et chargent le vrai prix aux touristes, du jamais vu en amérique centrale!
- Je vous ai dit que les gens étaient incroyables? Tellement aimables! On ne croise persone dans la rue sans se faire saluer.
- A l´hotel de Pàpa y Mama, parmis leur nombreux animaux domestiques, il y a 2 canard. Un qui se prend pour un chien de garde et qui obéi au doigt et à l´oeil de Pàpa, et un qui, aparemment, serait amoureux d´un rat.
- Ça y est, j´ai officiellement abandonné l´idée de me faire appeler par mon vrai nom, plutôt que de me faire appeler Jannette tout le voyage, je me suis moi-même rebaptisé : Juan Pedro Sanchez Rodriguez, ou simplement Juan.
- Aujourd´hui nous sommes aller dans un resto pour diner, mais la caissière nous a dit qu´il était fermé, il était 13h. Quand je lui ai demandé les heures d´ouverture, par 3 fois pour être sur, elle m´a dit que c´était ouvert de midi à 16h...  je médite encore la-dessus.
- Traduction libre d´une pancarte aperçue dans l´autobus: Fumer est un suicide, suicidez-vous ailleurs.
- C´est la saison des pluies, elle est aparemment particulièrement sèche cette année. Ça n´empêche pas qu´on a vu la tempête du siècle, avec des pluies torrentielles où on ne voit pas 2 pieds devant, du vent a en arracher les arbres et des éclairs à n´en plus finir.. et ce à tous les soirs, toute la nuit durant...
- Malgré les pluies torrentielles de la nuit dernière, Papà arrosait sont jardin a ciel ouvert aujourd´hui... allez savoir..

Bon, j´y retourne,
Hasta luego Damas y Caballeros,
con mucho amor,
Juan




 Playa El Tunco


 It´s raining men, allelhuia! / Cascades Juayua


 Crocharlotte


 Tacoba, depuis de toît de Chez Pàpa y Màma


 Pause au parc


 Parque El Impossible


 TAYYOOOO!!!  / Première chut à sauter


 Pause Canard - Always watching you


 Les sentiers balisés et sécuritaires le long de la rivière / Si maman voyait ça....

La Chute de 30 mètres (Sur la photo précédente, on voit Charlotte qui descend à la droite de cette chute)

Vidéos à venir

dimanche 30 mai 2010

Pré-contrat / Une image vaut mille mots

Le petit contrat pré-saison à Mont-Laurier est finalement terminé. Ce ne fut pas de tout repos, mais je suis maintenant un peu plus en forme pour commencer la saison officiellement.. enfin j'espère!
Voici un petit résumé photo du contrat :

La saison à commencée, encore une fois, dans la neige,














celle-ci fut par contre suivie rapidement par les grandes chaleurs et sécheresse que nous connaissons encore en ce moment. Par contre, la température n'était rien comparée aux défis qui nous attendaient..
Franchement Bertrand, les sapins de noel c'était de la petite bière comparée aux peupliers hybrides..
Je m'explique : En plus d'avoir des grosses racines, il faut couvrir ces dernières de 15 cm de terre, nous obligeant donc à faire des trous de plus de 30cm de profondeur.














(racines : il faut que l'endroit ou est le bout de mon doigt soit 15 cm dans la terre..)
Et c'est sans compter que les arbres sont immenses, plus de deux mètres de long, donc pas très évident à transporter..



















(les arbres étaient souvent plus grand que moi les bras en l'air, même une fois enfoncés dans le sol..)
Heureusement par contre, comme vous pouvez le constater, ce sont de long fouets, donc pas de branches encombrantes!
'Ça a pas l'air si pire!' Que je vous entends déjà chantonner! Et vous auriez tout-à-fait raison si ce n'était que le sol était, en plus d'être sec, très dur, racineux, rocheux et même pentu (comme dirait un certain beauceron..). Il fallait donc faire plusieurs trous pour parvenir à planter un arbre et user de maints coups de pieds pour enfoncer la pelle.


















(André Ndayegamye pris sur le fait)














(prise deux, avec pause virile)
C'était donc très dur pour le corps qui n'était de surcroît pas très en forme.. Mais ce l'était encore plus pour les outils. En 15 jours de travail, j'ai battu tous les records de la compagnie et j'ai cassé 6 pelles.. (faut dire que la septième était rendue en très mauvais état aussi quand je suis parti, ses jours étaient comptés..)













(Une partie de mes trophés de chasse, incluant le manche de bois, le restant de la pelle en fer massif et deux lames)
M'enfin, reste que c'est un Yannick heureux, content de se retrouver de nouveaux dans le bois et avec une nouvelle corde à son arc avec ce nouveau défi qui vient de se terminer, qui vous salue aujourd'hui!
Au plaisir de vous revoir au courant de l'été (et/ou après)!


















The treeplanter

samedi 17 janvier 2009

Quand on repart yannou?

dimanche 20 juillet 2008

Mi-Saison

J'ai été plutôt discret depuis le début de l'été, mais après la seconde semaine de reboisement, une sorte de routine s'installe.. Je ne trouvais donc pas l'intérêt de raconter ce quotidien qui me fait tanguer de l'exaltation à l'exaspération aussi rapidement que change la météo sur le plateau abitibien. Mais j'en suis aujourd'hui à la mi-saison alors un petit compte-rendu est de mise!

Durant les premières semaines il m'a été donné de faire de merveilleuses rencontres. Il y eu d'abord Balou, un gros ours noir qui avait établi son campement sous ma roulotte, puis il y eu une renarde et ses petits qui sont souvent venus nous rendre visite, sans parler de Mr. le Lynx que l'on aperçoit souvent faire son indépendant à l'extérieur du camp. J'ai aussi eu l'occasion de sauver les petits de Mme Pluvier et de faire un duel avec un castor drôlement couillu pour sa grosseur! (Il en avait d'ailleurs plus que moi puisque j'ai dû battre en retraite.. ça n'a l'air de rien, mais après avoir vu la taille des arbres qu'ils arrivent à couper, mon tibia semblait soudainement bien fragile pendant qu'il me chargeait!!)
Puis est venu le congé forcé dû au manque d'arbres, une semaine salvatrice qui fut des plus reposantes... Avant de recommencer de plus belle. Comme nous n'avions plus d'arbres dans le sud, nous avons planté 7 jours en ligne avant de déménager 3 semaines plus tôt que prévu. D'ailleurs, croyant faire une bonne action, je me suis offert pour aider au déménagement et on m'a chargé d'amener la roulotte de la cuisinière au nouveau camp, 300 km au nord. C'est ainsi que je me suis retrouvé à courir après un caniche fou furieux sur la 109 en fin de semaine passée, après qu'il ait sauté hors de la roulotte en mouvement. (La porte arrière s'étant ouverte avec les vibrations.) Après un intense slalom entre les camions, les vannes de bois et les VR, il a finalement sauté à bord du véhicule d'un plombier qui avait vu la scène et qui s'était arrêté pour lui barrer la route.Il s'en tirera seulement avec quelques traumatismes nerveux et une peur absolue de tout ce qui est extérieur à sa maison roulante. Ouf! Je n'aurais eu droit qu'à des patates pilées jusqu'à la fin de l'été s'il avait fallu que son chien y reste! D'autant plus qu'elle avait perdu son chat le jour précédent!!

Alors nous y voilà, je suis présentement 105 km au nord de matagami, le plus au nord que je sois allé jusqu'ici. Malheureusement pour nous, plus on se rapproche du cercle polaire, plus il y a de mouches noires.. je te plains sœurette.
En ce qui concerne les prochains jours, nous vivons dans l'incertain. On risque fortement de déménager de nouveau bientôt, les arbres manquent partout et on ne sait jamais si on en aura la semaine suivante. Drôle d'été.

Enfin, j'espère avoir de vos nouvelles sous peu, car même si j'écris rarement je vais souvent voir mes mails et je me sens moins isolé lorsque vous me transportez, l'espace d'un instant, dans votre réalité.

À bientôt,
Je vous aime

samedi 7 juin 2008

Des Hauts et des Bas

Journal de bord

Première Journée
Le paradoxe du reboiseur

Aujourd'hui, c'était la première journée de reboisement de l'année.
Après seulement quelques cassettes, mes pieds étaient déjà rendus sur la chair vive aux rares, mais très présents, points de frictions dans mes nouvelles bottes. Je me suis alors surpris à penser en buvant une gorgée d'eau ''Il faut que je repartes tout de suite, car si je laisse le temps à mes pieds de s'accoutumer au bienêtre de l'inertie, ils ne voudront jamais repartir.'' C'est alors que j'ai repensé à ce que j'avais lu et que j'ai pris conscience de ce que mon corps vivait à cet instant. En plus des pieds qui criaient, il y avait les mouches (plus présentes que jamais) qui m'assaillaient de partout, les éraflures dues aux branches car le terrain n'était pas scarifié, le soleil qui me tapait dans le dos, les poignets et les coudes déjà fatigués de frapper des roches, sans parler de la profonde solitude que j'éprouvais à cet instant précis...Peut-être n'avait-il pas si tord.. Par chance que j'ai la musique pour m'évader de ce corps en peine, ainsi je n'entends que ses cris les plus puissants.. en l'occurrence ceux de mes pieds.

Mais pourquoi endure-t-on cela au fait? Pour les quelques 150$ qui ont été gagnés en moyenne aujourd'hui? En valent-ils la peine?
C'est ce qui m'a conduit au paradoxe du planteur, une équation très simple qui cherche par tout les moyens à être maximisée : Cash - douleur = ?
En d'autres mots, faire le plus d'argent possible tout en minimisant la douleur. Inconsciemment, l'équation hante tout le monde. C'est d'ailleurs le sujet de conversation le plus répandu (comment aller plus vite, quelle est la meilleure technique, comment éviter tel type de douleur, comment guérir telle blessure, quelle est le produit le plus efficace contre les mouches..). Bien sûr chacun a son barème qui lui dit combien vaut ses souffrances et tomber dans le négatif trop longtemps signifie le départ assuré.
En quoi est-ce un paradoxe? Dans le fait que le reboiseur vas ensuite passer le restant de l'année à tenter d'avoir un maximum de plaisir.. pour un minimum de frais!

Bien sûr, j'aurais aussi pu appeler cela ''le dilemme de la catin'' parce qu'au fond, comme ces personnes qui pratiquent le plus vieux métier du monde, nous aussi on vend notre corps au plus offrant, niant la douleur pour de l'argent...

Bon allez! Suffit la pleignardise! Il est déjà 8h alors je vais me coucher pour être capable de me lever a 4h demain matin.. ce seras pas facile! (Discipline!!)

Yan, la prostituée qui a très mal aux pieds


Quatrième Journée
Vendredi!

Aujourd'hui j'ai vraiment passé une belle journée. Ça fait maintenant 3 jours que je plante avec mes vieilles bottes trouées... quel bonheur! Y'as vraiment que dans ses vieilles chaussettes qu'on soit bien. Mon équation du reboiseur est maintenant redevenue très positive et je n'ai plus l'impression d'être une fille de joie!
Je suis content d'être dehors et de travailler physique un peu malgré tout ce que ça implique. En plus j'ai retrouvé presque tous mes amis reboiseurs, ces personnages caricaturaux, uniques et hilarants au cœur gros comme le monde. J'ai aussi pris congé demain, le premier samedi de travail optionnel et mon corps a su m'en remercier.
C'est vraiment un autre bel été qui s'annonce.. à condition bien sûr de trouver chaussure à mon pied!

Yan le bienheureux